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Naissance du tourisme balnéaire en Presqu'ile de Guérande

L'épopée des bains de mer - La vogue des bains de mer arrive alors d'Angleterre où les premières stations voient le jour à la fin du XVIIIe siècle. En 1820, les premiers baigneurs font leur apparition au Croisic et l'engouement pour les bains de mer ne s'est, depuis, pas démenti.
 
Le tourisme balnéaire est né au XIXe siècle en France. Certaines stations en Loire-Atlantique ont connu un développement considérable, notamment grâce à l'arrivée du chemin de fer. C'est par exemple le cas de la Baule, du Croisic, du Pouliguen, de Pornichet, ou de Pornic.
 
La presqu'île guérandaise
L'essor du tourisme en presqu'île guérandaise commence à se dessiner vers les années 1840. Aristocrates et bourgeois découvrent les vertus thérapeutiques de la mer. Le Croisic est alors sans conteste la station la plus fréquentée du département (1200 baigneurs en 1859). Dès 1839, Le Croisic s'est doté d'un institut marin. Toutefois, très vite, les bains de mer prennent le dessus sur l'aspect thérapeutique. Le Pouliguen, station moins chère et plus calme, profite dans les années suivantes du même engouement. Les structures d'accueil y sont encore rares et la plupart des vacanciers logent chez l'habitant. L'accès au Pouliguen est facilité en 1857 par l'ouverture de la ligne de chemin de fer Nantes Saint-Nazaire. Dès lors, le Pouliguen devient une station à la mode, où la construction commence à prendre son essor.
Pornic
A partir de 1820, de nombreux membres de la société aristocratique viennent profiter des eaux et sources de Pornic, réputées pour leur bienfait. En 1831, un établissement thermal est construit. La réputation de Pornic s'affirme au fil des ans, et la mode des eaux installe une société riche et urbaine, d'abord d'origine nantaise puis d'origine parisienne.
 
Le tourisme balnéaire des années 1870 à 1914
En 1879, la ligne de chemin de fer Saint-Nazaire-Le Croisic est ouverte. Avant cette date, Escoublac est peu touché par le phénomène touristique. Deux représentants de la société construisant la ligne ferroviaire, Hennecart et Darlu, prennent conscience de l'importance du lieu nommé La Bôle, situé entre Pornichet et Le Pouliguen. Ils achètent de nombreux hectares de terrains. En 1880, des avenues sont tracées à travers les dunes. La chapelle est bâtie en 1886 puis les premières villas et les premiers hôtels apparaissent. En 1892, il existe environ 50 chalets sur la commune, rebaptisée en 1896 La Baule. Les Parisiens sont nombreux à s'y côtoyer et les dunes de front de mer ne tardent pas à disparaître sous les constructions.
De son côté, Le Pouliguen continue à se développer. Les hôtels s'y multiplient. La population, moins mondaine qu'à la Baule, y cherche avant tout la simplicité. La station du Croisic ne retrouve pas la félicité passée. L'éloignement entre le bourg et les plages constitue à cette époque un lourd handicap. Pornic se tourne vers un tourisme familial et commence à attirer de nombreux peintres, écrivains et artistes.
 
Le tourisme balnéaire à partir de 1914
La guerre qui survient freine le développement du tourisme dans le département. Toutefois, avec les Américains qui débarquent à Saint-Nazaire en 1917, la région agrandit son champ d'action. Les plages de la région sont connues dorénavant dans le monde entier. La Baule commence à acquérir une stature internationale et réalise de nombreux travaux afin de recevoir les touristes de plus en plus nombreux. Ainsi, en 1927, la municipalité Bauloise aménage le boulevard de Mer et surélève la route.
La crise de 1929 frappe durement l'activité touristique. Il faut attendre 1936 et les congés payés pour redynamiser les stations régionales. Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands occupent de nombreuses villas de bord de mer.
 
Après 1945, la reprise de l'activité touristique reste lente. De nombreuses plages sont encore bardées de fils barbelés et truffées de mines. C'est l'année 1947 qui marque véritablement le redémarrage des bains de mer. A partir des années 50, les constructions d'habitation particulière reprennent et les premiers immeubles apparaissent. Le tourisme de masse prend alors tout son essor.
Bibliographie
Danet (Sophie), Bauduz (Paul), L'épopée des bains de mer, Siloë, 1999
Danet (Sophie), Bauduz (Paul), Petite histoire d'une grande station, la Baule de A à Z,
Collection Patrimoine de La Baule. Mémoire en image, 1998.
Achimbaud (Yves), Mémoires en image La Baule, A Sutton.
Pierrelée (Dominique), Pornic étoile et reine, Siloë, 1998

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