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Guérande sentinelle des marais

Il y a 16 676 habitants à Guérande en 2019, la population légale officielle de Guérande est cependant de 16 186 habitants. Le nombre d'habitants pour 2019 est calculé à partir du taux d'évolution moyen annuel de 1.0% (2010-2015 source INSEE). La population de Guérande est donc en hausse et c’est une population qui rajeunit fortement.
Avec une densité de 198,7 habitants par km², Guérande a connu une nette hausse de 20,6% de sa population par rapport à 1999.
Entourée par les communes de Le Pouliguen, La Turballe et Batz-sur-Mer, Guérande est située à 17 km au nord-ouest de Saint-Nazaire la plus grande ville à proximité.
Guérande, la Blanche avec ses salines, Guérande la Noire avec la tourbe de Brière,  est une cité aux contrastes multiples.
Guérande, ville historique, ville fortifiée, ville sacrée est reconnue ville d’Art et d’Histoire par le Ministère de la Culture en 2004. En Pays de la Loire, 6 autres villes portent ce label national : Nantes, Angers, Laval, Le Mans, Le pays du Perche Sarthois et Fontenay-le-Comte. Guérande, cité médiévale vous invite à franchir ses remparts, à visiter ses musées, à flâner dans ses ruelles, à découvrir ses artisans.
La région guérandaise, et sa presqu’île, est occupée depuis la Préhistoire.
Guérande et son arrière-pays sont principalement occupés aux IIe siècle-IIIe siècle par de grandes exploitations agricoles Au IVe siècle, Guérande fait partie de la province romaine "Lugdunensis Tertia" et de l'Archevêché de Tours. La région est évangélisée sous la conduite de Saint-Germain l'Auxerrois entre 420 et 448. Le territoire de la presqu'île de Guérande passe ensuite sous le contrôle par les Francs. La fondation de la Cité de Guérande est datée au moyen âge, durant la seconde moitié du VIe siècle. En effet, selon des sources médiévales postérieures, la fondation du Bro Wenrann et l'occupation continue du site  sont attribuées à la colonisation bretonne du roi du Broërec Waroch II, entre 575 et 595. Vers 800, Charlemagne reconquiert les principaux territoires entre la Loire et la Vilaine. En 854 apparaît la première mention écrite connue de la ville de Guérande.
Le Miracle de Saint-Aubin : c’est en 919 que Saint Aubin aurait fait une apparition miraculeuse, chevalier blanc armé.
La Guerre de succession de Bretagne se place dans le contexte plus général de la Guerre de cent ans. La porte Vannetaise date de 1343. Construite au lendemain du "Sac de Guérande", elle fut le premier élément érigé pour protéger la ville pendant la période des Guerres de Succession de Bretagne. Sa construction s’étala sur un siècle …
Par une lettre du 9 avril 1484 de Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne, "anoblit les Marais salants, les dispensant d'impôts ...". Les Guérandais n'oublieront pas ces privilèges, comme ceux attribués aux habitants de la Grande Brière.
1532 : édit d'union perpétuel du duché de Bretagne à la couronne de France.  
Aux XVIIe et XVIIIe siècle la ville se transforme, des demeures bourgeoises en granite remplacent les maisons des XVe et XVIe siècles. Ces hôtels particuliers et ces maisons représentent près de 50% du bâti visible aujourd'hui dans le secteur intra-muros. Les rues de Guérande nous transportent donc aujourd’hui dans la morphologie urbaine de l’époque médiévale. Echoppes et boutiques d’artisans d’art s’y retrouvent encore aujourd’hui pour notre plus grand plaisir.
Guérande en Bretagne
Guérande, ville au passé mêlé à l'histoire de la Bretagne, séduit le tourisme par ses remparts et sa ville close. Elle doit son ancienne fortune au commerce du sel que produisaient les marais voisins. Guérande était alors un port. Signe de son importance, elle fut la seconde ville, par sa population, du comté nantais puis de Loire-Inférieure jusqu'au XIXe siècle, quand, ni Saint-Nazaire ni La Baule, n'existaient. Le breton y fut longtemps la langue en usage. On le parlait encore au XXe siècle à Bourg-de-Batz (Batz-sur-Mer). Cariac ou Keriac serait peut-être le nom primitif du site. Mais les premières mentions écrites du nom actuel datent de 857 sous la graphie Uenran.
L'interprétation le rattache au breton Gwen + rann. Rann est une pièce de terre, une parcelle et gwen avait les sens de vierge, de sacré et, en breton moderne, de blanc. D'où le "pays blanc" évoquant le marais salant. Mais les spécialistes penchent pour le sens de terrain en friche, réserve. Jean-Yves Le Moing évoque même la reprise, en breton, d'un mot gaulois de même sens. On trouve des Guérande (s) en Normandie
Guérande et sa presqu'île - Le breton y fut longtemps la langue en usage. On le parlait encore au XXe siècle à Bourg-de-Batz (Batz-sur-Mer). Cariac ou Keriac serait peut-être le nom primitif du site. Mais les premières mentions écrites du nom actuel datent de 857 sous la graphie Uenran. L'interprétation le rattache au breton Gwen + rann. Rann est une pièce de terre, une parcelle et gwen avait les sens de vierge, de sacré et, en breton moderne, de blanc. D'où le "pays blanc" évoquant le marais salant. Mais les spécialistes penchent pour le sens de terrain en friche, réserve. Jean-Yves Le Moing évoque même la reprise, en breton, d'un mot gaulois de même sens.

Les moulins de Guérande

La butte dominant la partie nord de Guérande était encore au XIX siècle surmontée de nombreux moulins à vent datant du XVI siècle. Il n'en reste qu'un aujourd'hui le moulin de Crémeur, portant les armes de la famille Carné de Crémeur, moulin plus connu sous le nom de "Moulin du diable". Ces moulins se distinguent de leurs ancêtres du Moyen Age par leur mécanique et leur technique de construction. Ce n'est plus l'ensemble du moulin qui tourne pour s'orienter par rapport aux vents dominants mais seulement la toiture supportant les ailes. Ils ne sont plus construits en bois, mais en pierre de taille, particulièrement soignée, en forme de tours.

Guérande - Le moulin du diable
Le moulin de Cremeur, à Guérande, situé sur la route d'Herbignac, est surnommé le Moulin du Diable.  Il daterait de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Il porte le blason aux fasces de la seigneurie des Carné de Crémeur. Ce moulin "petit pied" de type breton est inscrit aux Monument Historiques depuis le 7 janvier 1901. Il avait perdu ses ailes, mais elles ont été restaurées.
Une légende y est attachée
Le villageois Yves Costic, sans le moindre écu en poche, avait l'ambition d'être possesseur d'un moulin à vent. Il pactisa avec Satan et dans une nuit la construction fut débout. Se repentant de son sacrilège, Yves Costic, au mépris de l'engagement conclu, s'amenda. Le diable résolut de se venger. Comme marque du serment violé, il ouvrit dans la tour, une petite brèche qu'aucun maçon ne parvint jamais à boucher. Toute pierre à l'aide de laquelle on tenta de faire disparaître le trou, si bien scellée qu'elle fût, se trouva, dès le lendemain matin gisante à terre.
En somme le rusé meunier se tira d'affaire de cette façon : en convertissant l'excavation en niche et en y plaçant une statuette de la Vierge, il réussit complètement à conjurer le sort.
Le manoir de la Porte Calon
Après avoir appartenu durant tout le XVIème siècle à la famille Calon (Kalon signifie "cœur" en breton), ce manoir fut acheté par Jean Duhoux et sa femme Françoise de Sécillon. Il revint par héritage, en 1640, à Guillaume de Sécillon, seigneur du Cosquer et à Jean Yvicquel. Ils le revendirent aux Ursulines en 1645-46. C'est grâce à de nombreux dons que les Ursulines firent construire un monastère près du manoir. Elles construisent un grand corps de couvent à aile en retour, achevé en 1704. A la révolution, le monastère est évacué ; l'ensemble immobilier est alors transformé en hospice durant 12 années, puis acquis par la commune qui en fait une école secondaire en 1810. Mais en 1823, des aléas financiers font que ce collège est cédé à l'Evêché et par ordonnance du roi Charles X. Il devient un petit séminaire diocésain le 17 novembre 1824.
L'ensemble est complété de deux ailes en retour et d'une grande chapelle : la chapelle néo-romane, au nord-est, est consacrée en 1884. Suite à la séparation des églises et de l'État, en 1906, le site est réquisitionné et fermé. Durant la première guerre mondiale, le petit séminaire sert à accueillir les ressortissants civils austro allemands. L'établissement religieux n'ouvre à nouveau ses portes qu'en 1922. Durant la première guerre mondiale, la Wehrmacht y prend ses quartiers.  Le petit séminaire ferme définitivement ses portes en 1966.

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