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Le Croisic, la cité corsaire...

Le Croisic s'étend sur 4,5 km² et compte 4 066 habitants depuis le dernier recensement de la population. Avec une densité de 903,6 habitants par km², Le Croisic a subi une baisse de 5,2% de sa population par rapport à 1999.
Entourée par les communes de La Turballe, Batz-sur-Mer et Guérande, Le Croisic est située à 6 km au sud-est de La Turballe, la plus grande ville des environs.
Le Croisic vient du breton "kroazig", petite croix ou petite grève.
L'origine celte de son nom rappelle tout l'attachement des Croisicais à la langue bretonne : kroazig, petite croix, qui illustre sûrement la croix qui marquait le site sur lequel, au Vème siècle, Saint-Félix, évêque de Nantes, baptisait les habitants de ce village.
Le Croisic eut à subir de nombreux assauts et sièges. Il est connu des Romains,  il y a plus de 2000 ans, évangélisé par les Saxons au Vème siècle, envahi par les Normands au IXème siècle, délivré par Alain Barbetorte au Xème siècle.
Lors de la guerre de succession de Bretagne, Le Croisic est occupé par l'Amiral Louis d'Espagne (1342) qui combat pour le compte de Charles de Blois.   
Au XVème siècle, nous voyons une flotte de cinq navires armée au Croisic, par ordre de François II (1470), et, lorsque le duc est attaqué par les Français à Nantes, les Croisicais (habitants de Croisic) volent à son secours en portant la croix noire de leurs armoiries et l'hermine de la Bretagne. C'est aussi au large du Croisic que se déroule la célèbre "bataille des Cardinaux" (1759) qui voit la défaite française sous les ordres du Maréchal de Conglans. 
 
Si l'on en croit une bulle du pape Alexandre VI (datée du 4 octobre 1501), Le Croisic aurait compté 4 000 âmes en 1501. Le Croisic comprenait à cette époque onze quartiers : Haut et Bas Lenigo, Lingorzec, Notre-Dame, le Lain-Thibaut, Saint-Christophe, Jaglouet, Kerval, la Rue-Neuve, Saint-Yves et Jagoussaut.
Dès le XIVe siècle, c'est l'un des grands ports bretons spécialisé dans le commerce du sel et des toiles, mais aussi du bois, du fer, de l'étain, et même le charbon. Des navires de l'Europe y font escale. Et, Le Croisic est déjà un port de pêche à la morue.
L'église Notre-Dame de Pitié, construite entre 1494 et 1528 témoigne également de la richesse de la bourgeoisie croisicaise. C'est  un bâtiment religieux en granit. Son clocher s'élance dans le ciel et ses 56 mètres de haut servent d'amer pour les marins qui arrivent du large.
Une école d'hydrographie sera créée,  le responsable le plus connu sera le grand scientifique Pierre Bouguer (1698-1758).
 
Aux XVIème et XVIIème siècles, la population est frappée par des épidémies de peste.
La pêche est la grande industrie du Croisic. La cité du Croisic, jusqu’alors rattachée au Bourg de Batz, est érigée en paroisse en 1763. Elle relève directement du roi.
 
Les vertus thérapeutiques de l'environnement marin feront de la presqu'île l'une des toutes premières stations balnéaires de Bretagne.
Au XIXe siècle le Croisic possédait un très joli petit port, très animé par un actif va-et-vient de navires caboteurs et de barques de pêche, surtout au moment du passage de la sardine. Les marais salants et les bains de mer, ces derniers très fréquentés, entretiennent la prospérité de la ville.
 
Le Croisic découvre le tourisme. En 1830, c'est la principale agglomération de la côte.
Dans la presqu’île guérandaise, la première station de bains est Le Croisic, dès la fin de l’Empire, cette cité est le rendez-vous des baigneurs. Pourtant Le Croisic est situé à l’extrémité de la presqu’île, peu ou pas de routes praticables… et selon Le "Précis historique" de J. Morlent, sur Guérande, Le Croisic et ses environs, le littoral croisicais se partage entre cotes rocheuses et déserts de sable.
L’atout,  le port : c’est un port important grâce au commerce du sel. Et Le Croisic profite d’une liaison avec Nantes par bateau à  vapeur.
 
On y croise Honoré de Balzac qui évoquera les lieux dans son livre Béatrix. On y trouve deux hôtels, l'hôtel de l'Euorpe et l'hôtel de la Marine.
Un entrepreneur ­ originaire d'Amboise, Mr Deslandes,  ­est séduit par les lieux et crée un établissement de bains puis un hôtel, le tout premier de la côte. Il développe son établissement, bientôt conscient que les bains mer offrent une réelle thérapie et soignent nombres d'infections mais que la mer représente aussi un moment de "délassement" et de dépaysement. Musique, promenades sur terre et sur mer, sports et autres distractions sont proposés aux touristes-baigneurs. Alfred de Musset, Ingres viendront souvent.
En 1860, la mutation est totale, l'Hôtel des Bains est devenu un hôtel-casino.
 
Le Croisic a son petit succès de station balnéaire. Chaque année, un bon millier de touristes y séjournent pour en faire la cité la plus fréquentée du littoral de Loire-Inférieure.
La fréquentation s'accroît davantage encore avec l'arrivée du chemin de fer en 1879.
La bourgeoisie des environs, nantaise en particulier, profite de l'arrivée du train pour descendre dans la jeune station balnéaire.
En train vers Le Croisic, des Parisiens sont éblouis par des dunes désertes et une immense plage de sable fin.
La vie en société s'organise sur le bord de mer, soit directement sur la plage, sous des tentes, soit en ville : les casinos, lieux où se tiennent des cercles de conversation plus que des jeux n'apparaissent réellement qu'au milieu du XIXe siècle.
Cependant, dès les années 1850, le succès balnéaire du Croisic tend à déborder hors du territoire de la commune ; Deux directions sont alors prises : La Turballe et Batz-sur-Mer ; Bientôt d'autres stations balnéaires surgissent, comme le Pouliguen, plus accessible.
 
En 1893,  la congrégation religieuse de Saint-Jean-de-Dieu achète le Casino de M. Deslandes pour le transformer  en sanatorium.
Le Croisic affirme alors sa vocation de tourisme familial et médical à caractères social - même si il est à noter cependant la présence de quelques célébrité et artistes régionaux.
Avec les hôpitaux marins  Saint-Jean de  Dieu et Pen Bron, au-delà du traict, Le Croisic se spécialise dans la clientèle enfantine.
Saint-Jean de Dieu : 1903 : construction de l'entrée et de l'aile est, puis du bâtiment central, en 1913 de l'aile ouest.
 
De 1920 à 1931, plus encore que la construction de villas c'est la multiplication des hôtels qui est importante, passant d'une trentaine à cent quatre vingt dans l'agglomération bauloise et d'une quarantaine à près de deux cents sur l'ensemble du  littoral de la presqu'île.
C'est au Croisic...
Le Mont Esprit  : La toponymie révèle qu’il s’agit de "lest pris" d’où la transformation dans le temps en "l’esprit", puis Mont Esprit pour qualifier cette "butte".
En fait, c’est le lest abandonné par les bateaux qui venaient charger le sel du pays guérandais qui a servi à édifier en 1816 cette colline artificielle.

Le Mont Lenigo : Le Croisic a diversifié son commerce maritime et pratiqué la pêche à la morue et à la sardine. A leur arrivée, des bateaux de toute l'Europe abandonnent leur lest de pierres pour faire place à leur cargaison. Ce lest forme des buttes artificielles, le Mont Lénigo, tout comme le Mont Esprit.

Près du Mont Lénigo est érigée la statue de Henri de Rielle.
Henri de Rielle est simple matelot et enfant du pays. Après le désastre de la Hougue, en  1192, ce pilote sauva 22 navires  français pourchassés par les Anglais en les aidant à trouver refuge dans le port de Saint-Malo.

La place de Dinan doit son nom aux milices de Dinan qui tinrent garnison au Croisic, vers 1780.

Les monuments historiques du Croisic
Chapelle du Crucifix
Epoque : 16e siècle
Informations : Chapelle du Crucifix : inscription par arrêté du 29 mars 1952
Propriétaire : Propriété d'une association
Croix de Kervaudu
Epoque : 17e siècle
Informations : Croix de Kervaudu : inscription par arrêté du 18 août 1944
Propriétaire : Propriété de la commune
Eglise Notre-Dame de Pitié
Informations : Eglise Notre-Dame de Pitié : classement par arrêté du 25 octobre 1906
Propriétaire : Propriété de la commune
Eglise Saint-Goustan
Informations : Eglise Saint-Goustan : classement par liste de 1840
Propriétaire : Propriété de la commune
Hôtel de Ville
Epoque : 17e siècle
Informations : Hôtel de Ville : inscription par arrêté du 7 janvier 1926
Propriétaire : Propriété de la commune
Maison
Adresse : Dinan (place) 14
Epoque : 16e siècle
Informations : La façade et la toiture : inscription par arrêté du 23 juin 1933
Propriétaire : Propriété d'une personne privée
Maison
Adresse : Eglise (rue de l') 28
Epoque : 15e siècle
Informations : Les façades et les toitures (cad. A 650) : inscription par arrêté du 18 juillet 1966
Propriétaire : Propriété d'une personne privée
Maison
Adresse : Grande-Chambre (quai de la)
Epoque : 2e quart 17e siècle
Informations : La façade : inscription par arrêté du 16 juillet 1925
Propriétaire : Propriété d'une personne privée
Maison
Adresse : Saint-Christophe (rue) 33
Epoque : 16e siècle
Informations : La façade et la toiture : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Propriétaire : Propriété d'une personne privée
Maison
Adresse : Saint-Christophe (rue) 35
Informations : La façade et la toiture : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Propriétaire : Propriété d'une personne privée
Manoir de Kervaudu
Epoque : 15e siècle
Informations : Manoir de Kervaudu : classement par arrêté du 11 mai 1921
Propriétaire : Propriété d'une personne privée
Menhir Signal
Epoque : Néolithique
Informations : Menhir Signal (cad. C) : classement par liste de 1889
Propriétaire : Propriété de la commune


 

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