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La Baule - Incertitudes autour de la livraison de masques

Pas conformes, pas de date de livraison précise, ou pas encore de fournisseurs fiables : les pharmaciens oscillent entre incompréhension et fatalisme alors qu’un décret au Journal officiel les autorise à nouveau à vendre des masques dits "grand public".

À la pharmacie de la Forêt, à La Baule, les commandes ont été effectuées il y a trois semaines, explique Mme Franchot : "On attendait que le décret passe. Cela part tout juste de chez nos fournisseurs. On devrait les avoir dans la semaine, cela dépendra des délais de livraison. Jusqu’ici, avec la réquisition, nous avions interdiction d’en délivrer afin de fournir en priorité les professionnels de santé et surtout les hôpitaux qui n’en avaient pas et qui n’en ont toujours pas tous. Mais cela commence à bien se réguler. Interdiction de les vendre sous peine de six mois d’emprisonnement et 10 000 € d’amende. L’autorisation de vente a été accordée aux bureaux de tabac, avec beaucoup de questionnements sur les fournisseurs, les normes et les conseils pour les porter."

 
Un par personne
"La première semaine, on ne devrait pas en avoir beaucoup, poursuit la pharmacienne. Entre cent et cinq cents. Lavables vingt fois, utilisables quatre heures, au prix de 9 € pièce. Nous expliquons à notre patientèle que l’on va d’abord en délivrer un par personne, afin de pouvoir fournir les entreprises qui vont reprendre leur activité."

Avenue Lajarrige, à la pharmacie Bisquay, c’est un peu plus compliqué : "On n’arrive pas à en trouver. Nous en avions commandé il y a presque trois semaines, par l’intermédiaire de notre réseau qui les a reçus, mais celui-ci nous a informés que ces masques en provenance d’Espagne n’étaient pas aux normes. On aurait pu en commander dès le mois de janvier, mais on nous a interdit d’en vendre, nous n’avons donc pas fait d’achats pour des produits invendables. Il aurait fallu nous le dire – on l’a appris ce matin à la radio – sans que nous-mêmes soyons prévenus officiellement. "

À la pharmacie de Paris, avenue De-Gaulle, on est rapidement fixé. Des affiches sont placardées sur les parois translucides des comptoirs : "Pas de masques, pas de date de livraison." Le pharmacien, M. Lebert, précise : « Les masques ont été précommandés il y a un mois et demi auprès de notre fournisseur habituel. La commande était bloquée tant que l’autorisation de vente n’était pas parue dans le Journal officiel. Mais nous sommes toujours dans l’attente, sans date de réception.

Article Ouest-France, 28 avril 2020

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