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Coronavirus - Le Croisic : Des petites mains au secours du centre Saint-Jean-de-Dieu

Les bénévoles de trois associations fabriquent des masques en tissu pour aider le centre médico-social du Croisic à protéger ses résidents et son personnel.
Situé avenue de Saint-Goustan, au Croisic, le centre Saint-Jean-de-Dieu est connu du milieu médical, sur le plan national, pour le travail qu’il réalise auprès de ses résidents porteurs de handicaps moteurs et de troubles associés. Placé sous la responsabilité de Geneviève Levron-Delostal, il accueille quelque 90 personnes. Devant la propagation du coronavirus Covid-19, le centre a réagi dès le début du mois de mars, en fermant son accès aux personnes extérieures et aux familles.

Directement touchée par cette décision, l’association Bol d’Air et ses soixante-sept bénévoles qui accompagnement les résidents. Heureusement, sous l’impulsion de la direction et des cadres du personnel soignant, l’association a pu reprendre du service, pour un bel élan de solidarité.

Des masques pour 180 personnes

"La direction et les services m’ont interpellé pour savoir si j’avais des couturières pour fabriquer des masques en tissu, explique Jacques Rochard, le président de Bol d’Air. La réponse a été immédiate et nous avons reçu le soutien de deux autres associations, Accueil villes de France (Le Croisic et Le Pouliguen) et L’Pique et Brode (brodeuses et couturières croisicaises). Ces masques sont destinés aux résidents ainsi qu’à une partie du personnel. Leur durée d’utilisation a été fixée à deux heures. Le stock ainsi constitué alimente environ cent quatre-vingts personnes. Aucun matériel n’est fourni. Tout est basé sur le volontariat. Plus d’une centaine de masques ont déjà été réalisés."

À domicile, les bénévoles s’organisent. C’est le cas de Marie-Annick Tressel. La Croisicaise est enchantée de rendre service : "Dans de vieilles serviettes de toilettes assez fines, j’ai puisé cotons, tissus et molletons, en attendant de me procurer de la microfibre, confie-t-elle. La quinzaine de masques que j’ai confectionnés a occasionné une cinquantaine d’heures de travail. Je l’ai réalisé avec grand plaisir."

"Nous manquons de tissus"

Avec minutie, les bénévoles confectionnent ainsi des masques pour hommes, femmes et enfants. Responsable du groupe des couturières AVF du Croisic, Jeanine Deshayes est aussi impliquée :"Mes draps ont servi à fabriquer dix-huit masques !' Bénévole des trois associations, Sylvie Beillevert comptabilise, quant à elle, vingt-huit unités. "Je repars actuellement pour une douzaine à confectionner. Tous mes draps de bain y passent ! Mais ce n’est pas un problème"

Brigitte Gougeon a aussi mis ses talents de couturière avec plaisir pour la bonne cause. "J’ai tout de suite sorti mes cotons et réalisé une dizaine de masques."

Mais, revers de la médaille de cette œuvre solidaire, "nous manquons de tissus et élastiques", révèle Jacques Rochard. Il lance un appel : "Les bienfaiteurs peuvent en déposer à l’accueil des deux Intermarché avec lesquels nous avons une convention."

Ouest-France, publié le 24/03/2020 à 18h29

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