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Rues de Guérande - 1

La rue Vannetaise, anciennement rue de l'Evéché, est jalonnée de vieilles demeures annexées jadis à la collégiale. C'est dans cette rue que se situait le corps de garde des archers et arbalétriers dont la troupe se composait de 200 hommes d'armes à pied.
Bâtie en 1343, par Jean de Montfort, la porte Vannetaise, dont la construction s'étala sur plus d'un siècle fut décidée au lendemain du Sac de Guérande, par les troupes de Charles de Blois, en 1342. Ce fut le premier élément érigé pour protéger la ville pendant la période des Guerres de Succession de Bretagne.
La rue des Soeurs-Grises - L'ordre des Soeurs Grises fut créé en 1747, par Marguerite d'Youville, soeur de la charité, d'origine québécoise. Une statue en son honneur est située sur la maison formant l'angle avec la rue Honoré-de-Balzac. Pendant la Révolution, l'hôpital de Guérande fut administré par les Soeurs Grises, qui consacrèrent leur mission apostolique aux soins des blessés, très nombreux à cette époque. L'origine de leur nom serait due au port d'une blouse grise sur leur tenue, afin de passer inaperçues au milieu des combats. Marguerite d'Youville fut canonisée par le pape Jean-Paul II, le 9 décembre 1990.
La rue de Saillé était également appelée "Grant Rue" et donnait accès à l'hôpital et la chapelle Saint-Jean. Elle était bordée d'habitations à encorbellements et consoles du XVe et XVIe siècle et de quelques immeubles du XVIIe siècle. En 1860, la rue est reliée à la place Saint-Aubin grâce à la démolition d'un îlot.
On pense que c'est dans cette rue que se situe la maison dans laquelle séjournèrent Anne de Bretagne et sa cour en septembre 1488. Dès le décès de son père, à ses 12 ans, elle se retire à Guérande, qui devient pendant cinq mois sa résidence principale.
La rue Sainte-Catherine - Selon la légende, au IVe siècle, Sainte Catherine d'Alexandrie fut demandée en mariage par l'empereur romain Maxence, qui lui ordonna de renier sa foi en Jésus-Christ. Catherine refusa les deux demandes de l'empereur, celui-ci lui fit alors subir le supplice de la roue. Au moment de l'exécution, la roue se brisa. La légende raconte que Sainte Catherine fut ensuite décapitée et qu'un ange vint sauver son âme. Elle fut béatifiée et on la fêta le 25 novembre du calendrier grégorien. La célébration des Catherinettes qui remonte au XVIe siècle, commémore le martyre de Sainte Catherine.  Dans les paroisses médiévales, la tradition voulait que la statue de la sainte soit coiffée. La statue était nettoyée et sa coiffe changée par des jeunes filles célibataires, comme le voulait la tradition Il était également coutume de prier la sainte et de piquer une aiguille dans sa coiffe pour ne pas mourir célibataire. La tradition évoluant, les célibataires finissent par se coiffer elles-mêmes de chapeau vert (l'espoir) et jaune (la sagesse) confectionnées par leurs proches.
La rue du Tricot - Nous entrons par la poterne du Tricot, d'une largeur de 4 m, ouverte à l'époque en vue de créer une nouvelle porte de la ville. Elle fut réduite quatre ans plus tard à une largeur de 1 m.
On ne connaît pas réellement l'origine du nom Tricot. On trouve dans cette rue trois bâtiments remarquables : l'hôtel particulier du Tricot datant du XVIIe siècle qui est le plus vaste de Guérande, la maison du Tricot et le manoir du Tricot datant lui de la fin du Moyen Âge et remanié au XVIIIe et XIXe siècle. À la fin du XIXe siècle, il servit de siège des douanes qui y entreposait le sel saisi. Il devait ouvrir dans une rue aujourd'hui disparue, prolongeant la rue Sainte-Catherine.
Poterne du Tricot

Poterne du Tricot

Rues de Guérande - 1

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